Solidarité avec les militant·es syndicaux.ales expulsables de Carcassonne
Solidarité avec les militant·es syndicaux.ales expulsables de Carcassonne
S’il fallait une preuve concrète de ce que représenterait le Rassemblement National au pouvoir, la situation à Carcassonne en est aujourd’hui une démonstration éclatante.
Sous le prétexte que leurs organisations ont coordonné une manifestation contre l’extrême droite, le maire de Carcassonne a engagé des procédures visant à expulser de leurs locaux syndicaux nos camarades de SOLIDAIRES, la CGT, la FSU et la CFDT. Cette décision n’a rien d’anodin : elle constitue une mesure de représailles politiques contre celles et ceux qui osent contester ses orientations et combattre les idées de l’extrême droite.
La Fédération SUD Santé Sociaux dénonce avec la plus grande fermeté ces pratiques autoritaires : intimidations, menaces, remise en cause des libertés syndicales et atteintes au pluralisme démocratique.
Derrière ces attaques, c’est une même logique qui se dévoile : faire taire toute opposition sociale, syndicale et associative.
Depuis son élection, le maire de Carcassonne multiplie les décisions brutales :
● Suppression de subventions à plusieurs associations ;
● Attaques contre la Ligue des droits de l’Homme ;
● Arrêté anti-mendicité stigmatisant les plus précaires ;
● Pressions politiques contre les organisations syndicales.
À chaque critique, une seule réponse : la répression, le musellement et la volonté d’imposer un climat de peur.
Nous refusons cette dérive. Les syndicats ne se laisseront ni intimider ni réduire au silence.
La Fédération SUD Santé Sociaux exige :
● L’arrêt immédiat des procédures d’expulsion ;
● Le maintien des moyens syndicaux ;
● Le respect des libertés démocratiques et syndicales.
Nous appelons l’ensemble du mouvement social, des associations, des salarié·es et des citoyen·nes à soutenir les syndicats visés et à amplifier la mobilisation contre ces attaques.
Face à l’extrême droite, la solidarité est notre force.
Face aux intimidations, nous continuerons à lutter.
NO PASARÁN !
Paris, le 11 mai 2025