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Le 10 Mars : On sort la tête de l’eau dans le social, le médico-social et le sanitaire.

SUD SANTE SOCIAUX appelle à la mobilisation du secteur sanitaire, social et médico-social sur l’ensemble du territoire.

Le chant du cygne ?

Au moment où l’état abandonne complètement notre secteur par ses politiques d’austérité et ses choix budgétaires et à quelques jours des 60 ans de la CC66 le 15 mars, côté employeur, Nexem, organise sa grande messe à Tours afin de déployer "ensemble cette énergie collective de toutes celles et ceux qui transforment l’action sociale, médico-sociale et sanitaire au service de la solidarité !"

Quelle ironie dans le choix des mots

Ces mêmes employeurs accompagnent les politiques publiques de rigueur. Ils accentuent la répression syndicale et la destruction de nos secteurs malgré les mobilisations des salarié-es et les alertes des organisations syndicales.

Des secteurs à la limite de craquer

Nous, salarié-es, sommes à bout de souffle, faisant face aux dégradations de nos conditions de travail et au démantèlement de notre secteur. Nous voyons nos collègues partir les un-es après les autres, préférant quitter le secteur avant d’y laisser leur santé ou de perdre tout sens à leur métier.

Nous voyons les conditions de soins, d’accueil et d’accompagnement se dégrader ; beaucoup d’entre nous y laissons notre santé pour limiter la casse.

Nous attendons une vraie politique salariale et d’accompagnement.

Pour sauver nos secteurs, il faut avant tout les rendre attractifs et cesser la course à la marchandisation de celui-ci sur fond d’austérité budgétaire ! Pour cela, une augmentation conséquente des salaires est la première des solutions.

Avec de meilleurs salaires :

•            Ce sont des salarié-es qui restent, donc la stabilité des équipes, moins de recours à l'intérim donc plus de salarié-es formées sur le terrain ; et donc une meilleure prise en charge des soins, un meilleur accompagnement.

•            C’est sortir une grande partie des

salarié-es de la précarité.

•            C’est reconnaître la valeur de nos métiers et leur place incontournable dans la société.

•            C’est également reconnaître nos diplômes et ne pas les démanteler.

De meilleures conditions de travail à travers une loi encadrant les taux d’encadrement en fonction des différentes structures.

Des financements publics garantis, à la hauteur des besoins réels de la population et des travailleurs.euses du secteur, permettant les embauches et la formation de personnels qualifiés et diplômés.

Là où nos employeurs voient des chiffres, nous voyons des actes humains : Non à la financiarisation et à la marchandisation du secteur, non à SERAFIN PH !

Malgré leur engagement quotidien auprès des publics les plus fragiles, les salarié-es continuent d’être méprisé·es par le gouvernement et les organisations employeurs.

LE 10 MARS 2026, salarié-es de tous les secteurs de la Branche Associative Sanitaire, Sociale et Médico-sociale, déployons “ensemble toute notre énergie collective” pour nous faire entendre

A Paris le 25 février 2026